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On construisit en 1875 une chapelle et une résidence pour le missionnaire ou desservants. À l'été 1909, Le curé David Chenard met en place un projet pour restaurer le petit presbytère. Projet qui s'élevait à 2 150,00 $. Le toit français, qui est d'origine, fût fait par Charles Desbiens qui est venu de St-Alexandre (source : Camille "Bill" Desbiens, son arrière petit-fils). Il fût "entretenu" et comme les curés gardaient longtemps leur cure, il ne subit aucune transformation, si ce n'est l'eau courante et l'électrification. Telle fut donc sa vocation jusqu'en 1979.
Cette sérénité n'a pas été de toutes les époques car il y eut un curé particulièrement prompt et maniant le verbe de façon acerbe. Parlez-en à ceux qui ont "marché au catéchisme". Ils ont goûté aux énergiques mises au point faites avec ses deux mains et souvent ses pieds. Durant la période de prohibition, les curés étaient exacerbés par les "Bootleggers" avec qui ils avaient maille à partir. La Frontière étant à proximité, cela se passait au "Beau Lake". On allait y chercher du "St-Pierre" (alcool) qui provenait comme son nom l'indique de St-Pierre & Miquelon et que l'on revendait aux Américains. Le soir, lorsque vous contemplerez le lac devenu calme, peut-être y verrez-vous "Ponik", le monstre du lac, ou son sillage.
Un jour, il y eût de fortes pluies et personne ne songea aux esturgeons, et comme la rivière se jette dans le lac... Ceci nous a été raconté par son fils Réal, qui à cette époque, était "showboy" à la cuisine du chantier. On ne voit "Ponik" qu'en été en période de canicule. La raison est que les esturgeons qui peuvent peser jusqu'à 200 Kg et atteindre 6 mètres de longueur ont des parasites, et pour s'en débarrasser, remontent à la surface nager. |
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